S’adapter à une nouvelle vie

S’adapter à une nouvelle vie, ça implique de passer par différents moments cocasses. Ça fait déjà un peu plus de deux mois que je suis aux Bergeronnes, alors je me considère pas pire adaptée à la vie de village et je me sens extrêmement bien dans ma grande maison rose avec mes colocs d’amour. Toutefois, je ne passe pas encore inaperçue et on remarque assez vite que je viens de la ville…

C’est donc, avec beaucoup d’humour et zéro sérieux, que je vous partage quelques moments qui m’ont fait dire « Okay, je ne suis vraiment plus à Montréal ! »

  • Quand tu réalises que tout le monde sait qui tu es. Pose-toi pas de questions, c’est comme ça, c’est tout. J’ai appris assez vite que lorsqu’une nouvelle personne arrive dans le village, ce n’est jamais bien long qu’une personne sur deux a forcément entendu parler de toi. Ça peut paraître un peu choquant au début, mais on s’y habitue et après quelques mois, on se surprend finalement à embarquer dans ce genre de conversations.

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  • Si tu pensais aimer les gossips pis le drama, t’étais pas prêt. « As-tu vu ce que ma voisine a fait hier? » « Savais-tu qu’un tel fréquente un tel? » « J’ai vu les filles de la ville au bar, hier !!! » Et j’en passe !

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  • Quand tout le monde connaît un petit gars célibataire avec qui ils te verraient tellement et qui te ferait sûrement changer d’idée sur le fait de retourner à Montréal à l’automne. Au début, je trouvais ça ben drôle de me faire demander si j’étais en couple par des mamans qui voulaient me présenter leurs garçons. La 150e fois, c’est là que ça frappe pis que tu réalises que tu n’es plus en ville…

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  • L’épicerie devient le nouveau Tinder. Tu le sais que tu n’es plus en ville quand quelqu’un appelle le caissier de l’épicerie pour essayer de retracer la belle fille qui était devant lui à la caisse. Sinon, ça se remarque aussi quand tes demandes de messages sur Messenger débutent pas mal toutes par « Salut, c’est toi que j’ai vu à l’épicerie tantôt ? » Disons que ça nous donne régulièrement le fou rire à mes colocs et moi !

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  • Parlant de Tinder, tu n’auras jamais fait aussi vite le tour des profils à swiper… Pis si tu agrandis la distance maximum juste un peu, ce n’est pas ben long que tu te retrouves avec des matchs de l’autre bord du fleuve. Bref, j’en ai vraiment profité pour décrocher un peu des applications de rencontre !

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  • Quand tu apprends à ralentir et à aimer rien faire, soudainement, tout devient plus simple. Ça ne s’est pas fait du premier coup, car, à mon arrivée, je vivais encore mon deuil de devoir passer à côté de tous les festivals d’été de Montréal. Je déprimais que mon été soit moins excitant à cause de cela. Comme je me trompais ! Avec tout mon temps libre, j’ai appris à aimer prendre de longues marches, prendre des nouvelles régulièrement de mes amis et j’ai beaucoup pratiqué la pleine conscience cet été. Peut-être bien que j’élaborerai ce dernier point dans un article futur !

Tous ces moments cocasses me font tellement apprécier d’être ici, d’apprécier un mode de vie différent, le temps d’un été. Certainement qu’un bon nombre d’autres péripéties m’attendent pour le reste de l’été, mais je suis prête à les accueillir sans aucun jugement. La fille de la ville s’ennuie de Montréal, mais elle tombe en amour, chaque jour un peu plus, de son petit village d’adoption.

Merci à Lyse-Anne Cazelais pour la révision. : )

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