La langue universelle du voyage

Ce qui m’épatera toujours le plus de mes voyages, ce sont les nombreuses et si belles rencontres que l’on peut faire simplement en mettant le nez hors de notre zone de confort, pour ne serait-ce que quelques semaines. Et ce qui m’épatera toujours encore plus, c’est à quel point on peut connecter avec qui que ce soit, par un simple sourire et un court échange de quelques phrases. En voyage, pas besoin de parler parfaitement et couramment la langue du pays que l’on visite. C’est l’ouverture d’esprit et les sourires des gens qui nous guident. On se rend compte d’ailleurs assez rapidement qu’au travers des échanges et des rigolades avec les locaux, les barrières ce sont seulement nous qui les imposons. Je trouve toujours si beau de voir deux personnes qui ne parlent aucunement la même langue s’efforçant tout de même de trouver des moyens pour arriver à se faire comprendre. C’est beau de voir jusqu’où la soif de connaître peut nous pousser. Au fond, peu importe d’où on vient, on est tous habité par cette envie de connaître et de comprendre ce qui passe ailleurs.

C’est ce qui m’aura le plus émerveillé durant ma dernière expérience de voyage; vivre dans une famille péruvienne, apprendre leurs habitudes, leur langue, écouter leurs histoires, découvrir leur mode de vie pendant 3 semaines complètes. J’ai pu vivre et partager ce sentiment de soif de connaître l’autre avec eux. Et je trouve si impressionnant de penser que des gens que je ne connaissais pas du tout 3 semaines plus tôt, qui parlent une langue que je ne parlais certainement pas parfaitement, puissent avoir pris autant de place dans mon cœur. C’est si impressionnant de voir à quel point on peut connecter en si peu de temps. Je ne sais pas si c’est la magie du voyage ou simplement le fait que nous ne prenons pas suffisamment l’habitude de mettre le nez dehors pour aller à la rencontre de notre voisin. Mais en voyage les contacts semblent si faciles et c’est ce que je trouve si beau de l’aventure.

En 3 semaines, j’ai appris à faire du fromage, couper les grains de café et les faire cuire, à parler avec un accent, ainsi que des tonnes de nouveaux mots et de nouvelles expressions. En très peu de temps, j’ai appris un paquet de choses. Mais surtout, j’ai appris la langue universelle du voyage. Les sourires et l’amour partagé entre quelqu’un de local et un voyageur cherchant à en apprendre plus sur « l’ailleurs » sont la base de cette langue. Et j’imagine que c’est cette langue qui fait qu’on s’attache si vite aux nouvelles personnes rencontrées en voyage, parce qu’après 3 semaines, je ne voulais plus partir. Après 3 semaines, je pouvais, sans aucune gêne, appeler ma famille d’accueil ma deuxième famille. Mon père, je l’appelais « papa » et ma mère je l’appelais « maman ».

On vit un tout autre genre de connexion avec la population qui nous entoure lorsque l’on met le nez hors de notre zone de confort. Le voyage est rempli d’une multitude de belles choses. Et se rapprocher des gens en fait partie.

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